ANCÊTRE DES
BOURGEOIS D'AMÉRIQUE


Bougeois crest

JACQUES "JACOB" (fils)

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Jacob est né vers 1618 à Couperans-en-Brie en France, Il était chirurgien. Il arrive à Port-Royal avec Menou d'AULNAY, qui revient de France avec ses lettres patentes le nommant gouverneur de l'Acadie; à la tête d'une flotte de quatre navires, D'AULNAY emmène une recrue composée d'artisans, d'ouvriers et de dix-huit familles complètes. En 1699, Jacob BOURGEOIS attestera, sous la foi du serment, qu'il est venu en Acadie en 1642:

«Aujoud'huy, trente unième et dernier jour de juillet 1699, par devant nous Mathieu DE GOUTTIN, Conr du Roy, Lieutenant général et civil et criminel en la province d'Acadie, est comparu le sieur Jacques BOURGEOIS, entièrement étably en ce pays, lequel après serment par luy presté de dire la vérité, a dit qu'il est venu ici en 1642 pour s'y establir et exercer la chirurgie, que Monsieur d'Aulnay éetait pour lors gouverneur général en ce Pays»

En 1643, Jacob Bourgeois épousait à Port-Royal, Jeanne TRAHAN, fille de Guillaume TRAHAN, "mareschal de tranchant", et de Françoise CORBINEAU; le maréchal de tranchant était un fabricant d'armes et d'outils tranchants. Jeanne n'avait que 14 ans: elle était née à Bourgeuil, dans la province d'Anjou, France, en 1629. Elle était venue en Acadie en 1632, avec son père, sa mère et une soeur (dont le prénom est inconnu).

En 1645, à la mort d'Isaac PESSELEY (ancêtre de plusieurs Acadiens), major de la garnison de Port-Royal, l'oncle de Jacob BOURGEOIS, Germain DOUCET dit LAVERDURE, l'homme de confiance du gouverneur d'AULNAY, est nommé major de la garnison, tandis que Jacques BOURGEOIS, père, devient "lieutenant de la Place".

Vers 1646, M.de Menou d'AULNAY concède à Jacob BOURGEOIS une île appelée Isle aux Cochons, située dans la rivière Dauphin (aujoud'hui Annapolis River), à l'est du fort; avec cette clause toutefois que seules les terres qui ne sont pas touchées par la marée lui appartiendront.

Le 20 mai 1650, le gouverneur d'AULNAY se noie lorsque son canot chavire en descendant la rivière du Moulin. À cette date, Jacob BOURGEOIS et Jeanne TRAHAN ont trois enfants: Jeanne 5 ans; Charles 3 ans; Germain, qui vient de naître.Après la capitulation de Port-Royal le 16 aoû 1654 et malgré le départ pour la France de son père et de son frère, Jacob demeure à Port-Royal avec sa famille, qui se compose maintenant de deux filles (Jeanne, 10 ans et Marie, 2 ans) et de deux fils (Charles, 8 ans et Germain, 4 ans). Après le départ de la garnison française, les anglais se retirent également, ne laissant pas de garnison à Port-Royal. Les habitants se gouvernent eux-mêmes au moyen d'un conseil présidé par un sindic: Guillaume TRAHAN, beau-père de Jacob BOURGEOIS.

En 1667, le traité de Bréda rend l'Acadie à la France, mais ce n'est que le 2 septembre 1670 que le fort de Port-Royal est remis à M. de GRANDFONTAINE. Un des premiers soins de celui-ci est d'ordonner un recensement des habitants de l'Acadie. Le père Laurent MOULINS, missionnaire cordelier (franciscain), s'acquitte de cette charge durant les derniers mois de 1670 et les premiers de 1671, Jacques BOURGEOIS vient en tête du rôle des habitants de Port-Royal (Voir recensement de 1671)

Comme ont le voit par ce recensement, en plus d'exercer la profession de chirurgien, Jacob BOURGEOIS s'est fait cultivateur: il est le plus riche habitant de Port-Royal, avec ses 20 arpans en valeur (les autres n'en ont pas plus de 10), ses 33 bêtes à cornes et ses 24 brebis. Il dû travailler fort pour en arriver à cette aisance et a sans doute bénéficé de l'aide de ses fils.

En plus d'exercer la chirurgie et de cultiver la terre, Jacob BOURGEOIS fait du commerce de cabotage le long des côtes de la baie Française (bais de Fundy). Il a engagé, comme pilote, Pierre ARSENEAU, Arrivé à Port-Royal en 1671 sur l'Oranger. Jacob BOURGEOIS, qui n'a pas attendu l'arrivée de Pierre ARSENEAU pour commercer avec les indiens de la baie Française, a pu observer, au cours de ses voyages le long des côtes de la baie, la richesse des prairies d'alluvions dans le Bassin des Mines et au fond de la baie de Chignectou. Il décide de fonder, en ce dernier endroit, un établissement au profit de ses fils et de ses gendres actuels et futurs.

Dès 1671, Jacob BOURGEOIS commence les travaux, aidé de ses trois fils, Germain, Guillaume et Charles, de son gendre Pierre SYRE et de son futur gendre, Jean BOUDROT. Un nouvel établissement est fondé à Beaubassin, grâce à l'initiative et aux effort de Jacob BOURGEOIS.

Jacob BOURGEOIS ne réside pas, cependant, dans l'établissement de Beaubassin: c'est pour ses enfants qu'il l'a fondé. Il partage son temps entre Beaubassin et Port-Royal, où il exploite une ferme considérable.(Extrait du livre les Familles Acadiennes de Léopold Lanctôt o.m.i., tome 1 éditions du Libre-Échange 1994)

LES BOURGEOIS AUX ÎLES-DE-LA-MADELEINE


Les familles acadiennes de Grand-Pré furent déportées à différents endroit de l'Amérique du Nord. Nous trouvons des descendants de ces déportés en Louisiane, aux îles Saint-Pierre et Miquelon, aux Îles-de-la-Madeleine. Certaines familles se sauvèrent à l'intérieur du pays, par les forêts. On les retrouve aux Trois-Rivières, à Québec et aux environs.D'après les recherches. L'ancêtre Jacques BOURGEOIS, qui avait épousé Marie BOURG le 3 Février 1733 à Beaubassin, émigre aux îles Saint-Pierre et Miquelon. Par la suite. Joseph BOURGEOIS, marié en 1771 à Angélique BOUDROT, s'intalle aux Îles-de-la-Madeleine avec d'autres familles. Ces familles s'installent au centre des Îles, au Barachois (aujourd'hui Fatima), pour leur sécurité car le Barachois est sur l'île de la Meule (Cap-aux-Meules). Comme la pêche est bonne à cet endroit, on devient pêcheur et on continue la ligné des BOURGEOIS au Barachois et au sud des Îles, c'est-à-dire au Cap-du-Sud-Ouest sur l'île Amherst (Anse-à-la-Cabane). Installés aux Îles, Joseph et Angélique BOUDREAU ont eu de nombreux descendants. Charles BOURGEOIS marié à Angélique DÉRASPE (fils de Joseph BOURGEOIS et Madeleine BOUDREAU à Joseph BOURGEOIS et Angélique BOUDROT) sont les ancêtres des BOURGEOIS de Fatima. Simon BOURGEOIS époux d'Olive CORMIER (fils de CHARLES et Françoise-Anne BOURK à Joseph BOURGEOIS et Angélique BOUDROT) sont les ascendants de ceux de Gros-Cap. Les trois autres fils de Charles et Françoise-Anne BOURK sont reliés à la lignée généalogique des BOURGEOIS de la Martinique, du Bassin et du Havre-Aubert, qui sont aussi des cantons des Îles-de-la-Madeleine.(Texte extrait du livre "Deux cents ans d'histoire" album souvenir du bicentenaire de l'établissement des Îles-de-la-Madeleine par le Musée de la mer des Îles)

BOURGEOIS, Jacques (Jacob)
Marié en 1643 à Port-Royal

TRAHAN, Jeanne Née vers 1621 en France, Guillaume et Françoise CORBINEAU

ENFANTS DE JACQUES (JACOB) BOURGEOIS ET JEANNE TRAHAN;

A - JeanneNée en 1645

B - Charles Né en 1646 à Beaubassin, Acadie, Décédé en 1678, en Acadie

C - Germain Né en 1650 en Acadie, Décédé vers 1701 en Acadie

D - Marie Née en 1653 à Beaubassin, Acadie, Décédée le 2 Mars 1740 à Beaubassin, Acadie

E - Guillaume Né en 1655 en Acadie

F - Marguerite Née en 1658 en Acadie

G - Françoise Née en 1659

H - Anne Née en 1661

I - Marie Née en 1664 en Acadie

J - Jeanne Née en 1667 en Acadie

Base de Données: "Les Ancêtres des Îles-de-la-Madeleine"


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