
Robert CORMIER, l'ancêtre des CORMIER, serait originaire de La Rochelle en France. Maître charpentier de navires, il signa un contrat, le 8 Janvier 1644, qui stipulait qu'il s'engageait pour une période de trois ans à travailler au Fort Saint-Pierre, au salaire de 120 livres par années sous les ordres du commandant du fort, le Sieur Louis TUFFET. Il devait, avec sa femme Marie PÉRAUDE et son fils Thomas s'embarquer sur le navire "Le Petit Saint Pierre" qui devait se rendre en Amérique.
Le Fort Saint-Pierre était situé dans une anse du détroit de Canseau. Possiblement, peu après la fin de leur engagement, en 1647, le couple CORMIER rentra en France, tandis que leur fils Thomas serait passé à Port-Royal.
En 1688, il épousa Magdeleine GIROUARD, alors âgée de 14 ans et vinrent s'intaller à Beaubassin. C'est lors du recensement de 1671 qu'on relève le nom de Thomas CORMIER, âgé de 35 ans, alors établi à Port-Royal. Il est charpentier comme le fût son père. Le jeune couple est parent d'un enfant âgé de deux ans. Leur ferme comprend 6 arpents défrichés, 7 bêtes à cornes et 7 moutons. En 1683, Thomas étais l'un des propriétaire les plus riches en Acadie. Il avait à son actif 40 arpents labourables, 4 fusils, 30 bêtes à cornes, 10 moutons et 15 cochons, ce qui étais considérable à l'époque. Thomas est décédé à Beaubassin avant 1693. En 1714 sa veuve Magdeleine GIROUARD-CORMIER, habite chez sa fille Marie, épouse de Michel HACHÉ. C'est à Beaubassin que les CORMIER prirent vraiment racines. Ils y restèrent implantés près de 100 ans. Vers 1756, le malheur s'abattit sur ce canton. Les CORMIER, comme les autres acadiens fûrent déracinés de leur terre d'acceuil. François CORMIER fût déporté en 1755 en Angleterre. Il revint par la suite, en 1764 à Saint-Pierre et Miquelon. Le métier de charpentier semble avoir persisté au cours des temps dans la lignée masculine des Cormier, même jusqu'à nos jours. Aux Îles, Jean CORMIER et son épouse Marie BOUDROT sont les ancêtres des CORMIER de Havre-Aubert et de Havre-aux-Maisons, dont le père Yvon CORMIER par Émile à Ernest. Quant à Hyppolite et Anne Gaudet, leur lignée se trouve à l'extérieur des îles.
En 1940, on comptait pas moins de 1100 familles de CORMIER au maritimes. Aujourd'hui, ce patronyme se retrouve par milliers dans l'ensemble du Canada, en Nouvelle-Angleterre et surtout en Louisiane. (Source livre "Deux cents ans d'histoire" album souvenir pour le bicentenaire de l'établissement des Iles-de-la-Madeleine)
CORMIER, Robert
Marié vers 1634 à La Rochelle, France
PÉRAUDE, Marie
ENFANTS DE ROBERT CORMIER ET MARIE PÉRAUDE;
A - Thomas